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Améliorer l'expérience du chauffage urbain

modifié le 05 janvier 2012 à 17h11

Conseil de surveillance et de transparence du chauffage urbain

Cette commission regroupe sous la présidence du Maire ou un de ses représentant, des personnes extérieures et notamment des représentants des associations exerçant leurs activités sur la commune.

Cette commission remet chaque année un rapport des comptes et fait part de ses réflexions et de ses propositions.

Les documents présentés lors du conseil de surveillance et de transparence du chauffage urbain du 

14 /12/2011 sont à votre disposition en ligne au format pdf

 

 

Prochaine séance du Conseil de surveillance et de transparence du chauffage urbain : juin 2012

La Chaufferie bois

Le 7 décembre 2011 visite de la nouvelle installation de la chaufferie bois organisée par l'ALE et la Ville de Vénissieux.
En savoir plus sur le projet de reconstruction :

Objectifs initiaux Réalisation

- réduire le coût de la chaleur

- diversifier les combustibles

- améliorer les conditions environnementales

- Juin  2002, décision de construire une chaufferie bois  : 37 % des besoins en chaleur environ

- Construction sous Maîtrise d’ouvrage ville. Ouvrage réceptionné le 25 juillet 2005 et remis ensuite au délégataire

- Objectif initial de diminution de 7 %  de la facture de l’usager ( base avril 2004)

Premières difficultés :

  • Dès 2005, les premières difficultés :  non conformité du combustible et nombreuses pannes sur les lignes d’approvisionnement et décendrage
  • Certaines difficultés ont été réglées : amélioration qualité du combustible et mise au point des installations cependant :
    •  Les difficultés techniques perdurent
    • Les objectifs de production ne sont pas tenus
    • Des problèmes sur les rejets apparaissent

Malgré les difficultés, la chaleur produite par la chaufferie bois a un impact positif sur les factures

La décision de reconstruction

  • L’aggravation des mauvaises performances conduit à l’assignation des parties devant le Tribunal. Un expert judiciaire est désigné début 2007.
  • Fin 2009, l’expert conclut : « l’installation ne répond pas, en terme de sécurité, de productivité, et de réglementation environnementale, à sa destination prévue ».

- La production de la chaleur bois va en régression et est totalement insuffisante, une des chaudières est arrêtée

- Aucune entreprise consultée pour des réparations partielles ne s’engage sur
un fonctionnement futur avec garantie de résultats

- La procédure judiciaire depuis la désignation d’un expert est engagée depuis
près de 3 ans

La ville exige que :

- les usagers ne soient pas pénalisés
- la remise à niveau des installations présente toutes les garanties
- cette remise à niveau soit faite dans le plus bref délai pour mettre fin aux pertes financières

Pour sortir les usagers de l’impasse, la reconstruction s’impose.

   Dès l’autorisation de l’expert le 7 mai 2009, la ville engage le travail pour la reconstruction

Reconstruction de la chaufferie bois

 L'action de la ville

  • Délibération du 16 juin 2009:  la ville décide la reconstruction de la chaufferie bois sous maîtrise d’ouvrage SECV (avenant 24 à la DSP )
  • Quatre engagements sur les moyens et les résultats :
    •  Sur le délai : les usagers ne perdent qu’une saison de chauffe
    •  Sur le coût : le coût maximum est celui délibéré
    •  Sur la production : 40 % de chaleur biomasse garantie dans le prix
    •  Sur l’environnement : une installation plus performante que les normes actuelles et de 2012

Quel impact de la reconstruction pour l’usager ?

  • La reconstruction n'a pas d’impact sur les abonnés ni sur le budget municipal : financement porté par SECV par un compte conventionnel sans prolongement de la DSP. Le solde débiteur constituera une part du droit d’entrée du futur gestionnaire
  • Garantie d’un prix plus indépendant du pétrole : chaleur bois garantie à 40 % dans le prix

 

 Les travaux

Nature des travaux :
le bâti existant est conservé et les travaux portent sur :

- La démolition des installations techniques existantes : convoyeurs biomasse et cendres,chaudières, foyers, filtration, ..

- La mise en place :système d’extraction de combustible et de convoyage biomasse,  nouveaux foyers, 2 chaudières 6MW, filtres multi-cyclones et filtres à manches, baie d’analyse

Calendrier des travaux

- Démarrage des travaux de démolition : fin septembre 2009

- Mise en service industrielle : juin 2010 / octobre 2010

- Essais de performance et réception : octobre – nov 2010

Intervenants

- Maîtrise d’œuvre  : Dalkia et Sepoc

- Fournisseur des chaudières : WEISS

Montant final des travaux estimés :

 6 450 k€ HT (- 5 % par rapport au montant délibéré)

Les résultats

Combustible

  • Consommation : environ 32 000 t / an
  • Approvisionnement:
    •   bois forestier 60 %
    •   connexes de scieries 30 %
    •   bois de recyclage 10 %
  • 94 %  plates formes – 06 % direct

Production

  • Taux de couverture  35 .57 %   (objectif de 40 %)
  • Production 51 450 MWh (objectif de  66 000 MW)

Rejets atmosphériques :

  • Par rapport à la situation de 2009
    • Moins 37 % de CO2
    • Moins 22 % poussières
    • Moins 40 % SO2
 

Le réseau de chaleur

Le réseau de chaleur de la ville couvre environ 12900 équivalent logements (près de 7600 logements sociaux et 1600 en copropriété), principalement sur le quartier des Minguettes ( près de 40% de la population ).

La Ville a confié la gestion à la Société d’Exploitation du Chauffage de Vénissieux (SECV).

Le réseau de chaleur alimente en chauffage et eau chaude, logements, établissements scolaires, de soins, de sports, de loisirs et de culture. Il compte 120 sous-stations ( 79 pour les logements et 41 pour le tertiaire dont 21 pour la Ville) et environ 20 km de réseau.

Il constitue par son importance un projet  remarquable sur le plan du développement durable.